THE WORLD WAS ALWAYS FULL OF US
Le monde a toujours été empreint de nous

2025
Vidéo 4K avec son ambiophonique 5.1. 29 min.



Une narratrice cyborg sans tête raconte le récit d’une communauté du futur qui, à chaque nouveau siècle, traverse de lointaines chaînes de montagnes pour rencontrer le Dispositif et demander conseil au sujet de leurs douleurs physiques. Chaque fois, le Dispositif, plutôt que de leur apporter soulagement, élabore de nouveaux mythes qui sont transmis aux Convainqueurs afin d'inciter et de justifier des traitements invasifs.

Le film The world was always full of us (Le monde a toujours été empreint de nous) s’ancre dans un univers de science-fiction féministe dystopique pour explorer les expériences de douleurs chroniques liées à l'utérus dont souffrent les femmes et les personnes non binaires.

Dans un collage retraçant quatre mille ans de médecine invisibilisante, la narratrice relate trois diagnostics erronés historiques de l'endométriose : « l'utérus errant » (wandering womb), « l'hystérie » et « la maladie des femmes qui travaillent » (working women disease). Le texte décrit les analyses et les traitements en citant des passages tirés de textes d’archives médicales du Moyen Âge aux années 1950. Les séquences de danse, chorégraphiées de façon collaborative, s'inspirent de représentations de femmes malades, souffrantes et en situation de handicap dans des peintures historiques européennes et dans des spectacles d’illusion de foires itinérantes en Amérique du Nord et en Europe. Les sept danseuses qui apparaissent dans le film vivent toutes avec cette douleur chronique, et la réalisation de cette œuvre leur a permis de tisser un sentiment partagé de vivre une expérience commune.

Tout au long du film, les éboulements rocheux servent de métaphores à l'endométriose, révélant comment les corps des femmes sont traités comme une ressource à exploiter et à contrôler. Les symboles associés à la fertilité et à la psychiatrie sont ligotés, disséqués et retournés. Dans l'œuvre de Verviers, celles qui vivent avec la douleur chronique se sont transformées en cyborgs féministes, des figures hybrides qui ont le pouvoir d'agir non seulement sur leur douleur, mais surtout avec elle.

L'artiste remercie le Conseil des arts et des lettres du Québec (CALQ) et le Conseil des arts du Canada pour leur appui financier.

Cette oeuvre a été produite pour MOMENTA Biennale d'art contemporain - Éloges de l'image manquante commmissariée par Marie-Ann Yemsi.

L’artiste a bénéficié du soutien de la Résidence de production-diffusion PRIM-Dazibao, de la Résidence Smith à Cove Park et des Southwark Park Galleries.


EXPOSITIONS & FESTIVALS
Images Festival (2025) dans le programme Refusing (Reproductive) Labour: Ecological Solidarities commissarié par Katie Lawson à Toronto CA
MOMENTA Biennale d'art contemporain - Éloges de l'image manquante (2025) commissaire Marie-Ann Yemsi avec Dazibao à Montréal CA

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REMERCIEMENTS & CRÉDITS

Chorégraphie et interprétation : Hsiao-Chien Chiu, Laurence Éthier, Juliette Gaillard, Leia Le Maistre, Sylvia McCaughey, Riley Tu, Anouk Verviers

Scénario, réalisation et montage : Anouk Verviers

Voix : Anouk Verviers avec la participation de Hsiao-Chien Chiu, Laurence Éthier, Juliette Gaillard, Yueh-Ning Lee, Leia Le Maistre, Sylvia McCaughey, Fran Painter-Fleming, Jessica Ragazzini Castello, Myriam Sévigny, Riley Tu

Direction de la photographie : Hsiao-Chien Chiu, Ollie Inglis, Riley Tu, Casper Wolski

Prise de son : Antonin Bourgault

Bruitage et mixage : Émilie Blaise

Musique : Antonin Bourgault, Anouk Verviers

Colorisation : Marianne Lévesque

Gestion de plateau : Mehdi Moussaoui, Marika Verviers

Remerciements : 7 à nous – Bâtiment 7, Avalon Cafe, Charlotte Baker, Les Carrières de St-Dominique Ltée, Alexia Holt, Ellen King, Philippe Le Siège, Fran Painter-Fleming, Maxim Rheault, la famille Smith

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